Pour la majorité des Québécoises et Québécois, instaurer une éducation de qualité subventionnée par les autorités publiques et accessible à tous demeure un espoir, mais tant au niveau national qu’à l’étranger, la notion de qualité est de plus en plus souvent reléguée au second rang pour accorder la priorité à l’équilibre des budgets, aux évaluations standardisées et à la privatisation.

Montréal, le 26 mai 2014. – Pour la majorité des Québécoises et Québécois, instaurer une éducation de qualité subventionnée par les autorités publiques et accessible à tous demeure un espoir, mais tant au niveau national qu’à l’étranger, la notion de qualité est de plus en plus souvent reléguée au second rang pour accorder la priorité à l’équilibre des budgets, aux évaluations standardisées et à la privatisation.
Alors que le nouveau premier ministre du Québec vient à peine d’entrer en fonction, les systèmes éducatifs de la province sont menacés, à commencer par la qualité et l’accessibilité de l’éducation offerte aux élèves. Rien qu’au Québec, les récentes coupes budgétaires de plus de 600 millions de dollars ont entraîné une diminution remarquable de services aux élèves, notamment en termes de personnel professionnel et de soutien. Les communautés représentantes des Premières Nations à travers le pays nécessitent une réforme et un financement urgents de l’éducation afin de pouvoir garantir l’égalité des chances et offrir des ressources pédagogiques appropriées à chaque élève.
C’est pourquoi, face à cette crise mondiale de l’éducation publique, la Conférence Uni(e)s pour l’éducation de qualité réunira, du 27 au 30 mai 2014, au Hyatt Regency Montréal, 1255 Jeanne-Mance, les chefs de file de l’éducation en vue d’aborder les défis et problèmes majeurs auxquels est confrontée l’éducation aujourd’hui.
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) accueillera cet événement organisé par  l’Internationale de l’Education (IE), porte-parole de 30 millions d’enseignantes, enseignants et autres employées et employés de l’éducation dans le monde, au travers de ses 400 organisations membres réparties dans plus de 170 pays et territoires. La campagne Uni(e)s pour l’éducation de qualité vise une mobilisation mondiale en faveur de l’éducation, en vue de garantir : un accès universel et gratuit à des enseignantes et enseignants de qualité, des outils et des ressources pédagogiques modernes et des environnements scolaires sécurisés et propices à l’enseignement et à l’apprentissage.
L’Internationale de l’Education a lancé son Année mondiale d’action à Paris et New-York le 4 octobre 2013, une initiative au travers de laquelle la fédération mondiale et ses affiliés revendiquent l’instauration d’une éducation de la plus haute qualité pour tous dans chaque pays. Cette campagne se poursuivra jusqu’à la Journée mondiale des enseignantes et enseignants du 5 octobre 2014, date à laquelle les responsables de la campagne rencontreront le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon pour lui rappeler instamment que l’éducation doit être au centre de tout programme pour le développement post-2015.
La conférence accueillera des représentantes et représentants des organisations membres de l’IE ainsi que des partenaires de l’éducation, dont l’OCDE, l’UNESCO, l’Initiative Education First (GEFI), la CME et d’autres organisations des Nations Unies et de la société civile.
Intervenantes principales, intervenants principaux :
Louise Chabot, Présidente, CSQ, Canada
Lise Bastien, Directrice, Conseil en Education des Premières Nations (CEPN), Canada
Randi Weingarten, Présidente, American Federation of Teachers (AFT), Etats-Unis
Dennis Van Roekel, Président, National Education Association (NEA), Etats-Unis
Alice Albright, Directrice générale, Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), Etats-Unis
Pasi Sahlberg, Professeur chargé de cours, Harvard Graduate School of Education, Directeur général, CIMO, Finlande
Liens pertinents

  • Conférence Uni(e)s pour l’éducation de qualité
  • OCDE
  • UNESCO
  • Education First (GEFI)
  • CME