À notre avis, le problème n’en est pas un de rareté, mais bien d’attraction et de rétention de main-d’œuvre. Tout cela repose sur de mauvaises conditions de travail et de graves problèmes d’organisation du travail. C’est bien différent!

En plus des mesures d’austérité imposées par l’ancien gouvernement, on assiste depuis plusieurs années à des problèmes majeurs liés à des modes de gestion importés du secteur privé. En éducation et en santé, on fixe des cibles de performance. On chiffre la hausse de la diplomation, on établit des couts pour chaque intervention, puis l’État finance les établissements en fonction des couts.

Au final, ces approches de gestion mettent l’accent sur la réduction et le contrôle des couts, sans égard aux répercussions sur la qualité des services. Cela est pourtant contraire à la logique qui devrait guider les services à la population.

Cette situation a des conséquences majeures sur l’organisation du travail dans les milieux. Cette gestion malsaine fait en sorte que les gens quittent massivement les emplois du secteur public, car les conditions de travail les rendent malades. C’est très loin de favoriser l’attraction et la rétention du personnel.

Les employeurs et le gouvernement doivent se rendre à l’évidence : non seulement la précarisation du travail, l’atteinte de cibles de performance et la reddition de compte provoquent une importante surcharge de travail chez le personnel, mais elles éloignent également les travailleuses et les travailleurs de leur mission première, soit d’offrir des services à la population.

Il est plus qu’urgent que nos décideurs en prennent conscience.

Le rôle que nous jouons, comme organisation syndicale, à cet égard est crucial. Des solutions existent, et il faut se mobiliser pour les faire connaitre. Il ne fait aucun doute qu’il faut convaincre l’employeur de revenir à une logique plus humaine. Fini la marchandisation des services publics!

Solidarité!